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France : Dans le 93, l’éducation répond présent à l’appel







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Soutenus par une dizaine d’élus et de responsables politiques, des parents d’élèves et des enseignants de Seine-Saint-Denis ont lancé, hier, un appel pour que « l’éducation nationale redevienne une priorité nationale ».

Sous son élégant chapeau, Sabrina ­Ghennai sourit. « Vous avez vu jusqu’où cela mène lorsque l’on se mobilise  ? » lance cette jeune maman, postée à l’entrée de la salle. Fin janvier, avec d’autres parents, elle se lançait dans une occupation au long cours de l’école Jean-Jaurès d’Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) pour dénoncer les non-remplacements de profs absents et, plus largement, la casse de l’éducation dans les quartiers populaires. Trois mois plus tard, son combat a rejoint celui de nombreux autres parents et enseignants du département qui ont décidé d’élargir leur lutte.

65 000 postes supprimés depuis 2007

Hier, face à la presse et à une brochette d’élus, une vingtaine de ces « citoyens engagés », venus d’Épinay-sur-Seine, de Saint-Denis et de Saint-Ouen, ont lancé un appel national « pour que l’éducation redevienne une priorité nationale ». Un texte que chacun peut déjà signer sur Internet et qui a vocation à sortir des frontières de la Seine-Saint-Denis. « La situation faite à l’éducation est inacceptable dans notre département et dans toute la France », souligne Mathieu Glaymann, élu FCPE à Épinay-sur-Seine.

L’idée de cet appel « national » a germé après la journée d’action départementale organisée le 31mars. « On s’est dit qu’il fallait mener des actions plus larges et plus visibles en resserrant les liens entre parents, enseignants et élus », explique Daniel Mollier-Sabet, de la FCPE Saint-Denis. « Le 93 est toujours à l’avant-garde des mauvaises choses qui arrivent dans l’éducation nationale, résume Catherine Kernoa, directrice d’école à Saint-Denis et militante du Snuipp-FSU. En janvier2010, nous avons vu arriver sur des postes de remplaçants les premiers étudiants en CDD. De même, la baisse de la scolarisation des moins de trois ans a débuté ici depuis plusieurs années avant de se généraliser. »

Le texte rappelle, tout d’abord, les quelque 65 000 postes supprimés dans l’enseignement primaire et secondaire depuis 2007 et leurs multiples conséquences. Avant de s’interroger, « au-delà du manque de moyens », sur la « crise » qui touche l’éducation nationale  : inégalités scolaires, appauvrissement des programmes, effacement des « valeurs » promues par l’école…

«  projet pour une école émancipatrice  »

« À l’approche d’enjeux électoraux majeurs, nous souhaitons interpeller (…) sur ces questions afin que l’ensemble des parents, des enseignants, des citoyens débattent puis décident collectivement d’un projet pour une école émancipatrice pour tous les enfants du pays, explique le texte de l’appel. C’est le projet élaboré collectivement qui doit décider du montant des budgets publics à lui consacrer, pas l’inverse  ! » Dans l’assistance, les parents et les enseignants ont reçu le soutien d’une dizaine d’élus et de responsables politiques, parmi lesquels la députée écologiste européenne Eva Joly, le président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone ou encore le député Patrick Braouezec, le maire PCF de Saint-Denis, Didier Paillard, le secrétaire fédéral du PCF 93 Hervé Bramy, la vice-présidente du Parti de gauche, Martine Billard, Alain Krivine (NPA), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière)…

En plus de la pétition sur Internet, le texte de l’appel devrait être relayé par les organisations syndicales, à commencer par le Snuipp-FSU et SUD éducation ainsi que par la FCPE.

Font : L’Humanité


http://www.petitions24.net/leducation_doit_redevenir_une_priorite_nationale




     
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